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6 février 2012

Accès à l’eau et à l’assainissement

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CONGAD - Conseil des ONG d’Appui au Développement

Définition de l’enjeu

L’accès à l’eau et à l’assainissement est une condition nécessaire pour asseoir les bases d’un développement socio-économique durable fondé sur l’agriculture, qui compte dans le monde 70% des actifs, et d’un développement humain durable prenant en compte les déterminants sociaux de la santé parmi lesquels figure l’accès à l’assainissement.

Dans un contexte marqué, d’une part, par la raréfaction des ressources publiques allouées aux secteurs de l’eau et de l’assainissement et, d’autre part, par une dynamique d’affermage et de privatisation, un nombre croissant de personne est exclu de l’accès à ces facteurs de santé et de développement socio-économique. Au Sénégal, pour ne prendre que cet exemple, 10% des citadins et 36% des résidents de l’espace rural n’ont pas accès à l’eau potable. Relativement à l’assainissement, les taux d’accès ne sont guère plus avantageux. En dépit d’une augmentation du taux d’accès, qui est passé de 39% à 57% de 2002 à 2004, les exclus du système d’assainissement répondant aux normes des OMD représentent 83% dans l’espace rural et 41% en zone urbaine. Il apparaît ainsi qu’une mobilisation de la société civile est nécessaire pour plus de synergie, pour un exercice efficient des missions et des obligations dévolues aux Etats, pour la mobilisation des ressources nécessaires pour atteindre les OMD, pour l’exercice du droit à l’eau et à l’assainissement dans les pays du Sud et pour le respect de la responsabilité sociale des entreprises.

Etat des débats

Les pouvoirs publics soutiennent qu’ils consacrent d’importantes ressources pour élargir l’accès à l’eau et à l’assainissement. Dans ce cadre, ils mettent l’accent sur la "nécessité de développer le partenariat public-privé" pour relever les défis (financement, entretien des équipements, privatisation des services (eau, assainissement).

Quant aux ONG, elles s’engagent dans l’information objective des acteurs (communautés, collectivités locales, média, partenaires techniques et financiers), en mettant en place des coalitions pour établir des situations de référence fiables et mener un plaidoyer par objectif à partir de documents de référence élaborés de manière rigoureuse. Dans ce cadre, elles soulignent que l’eau est un bien public mondial et un facteur nécessaire à la vie, qui ne doit pas être l’objet de calculs économiques égoïstes au profit de multinationales n’ayant d’autre objectif que le maximum de profits économiques. Les ONG diffusent des initiatives visant l’utilisation de l’eau aussi bien pour des usages domestiques que pour la génération de revenus et d’emplois durables dans l’espace rural. Une attention soutenue est accordée à l’assainissement, qui est le parent pauvre de l’action publique.

Instances de négociations liées à l’enjeu

Cadres de négociations : Forum mondial de l’eau, l’OMC, l’accord de Cotonou pour ce qui concerne l’inclusion de l’eau et de l’assainissement dans les secteurs de concentration du FED, le PNUD.

Acteurs : les Etats, le PNUD, le secteur privé, le Secrétariat international de l’eau.


  • Accès à l’eau et assainissement

    La reconnaissance du droit à l’eau, adoptée par le Pacte relatif aux droits économiques et culturels (CESCR) en novembre 2002, est une étape importante dans l’histoire des droits de l’Homme. Pour la première fois, l’eau est explicitement reconnue comme l’un des droits de l’homme fondamentaux et les 145 pays qui ont ratifié le CESCR seront désormais tenus de faire en sorte que progressivement l’ensemble de leurs populations aient un accès équitable, sans discrimination, à une eau potable pure et salubre.

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