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20 octobre 2018

Changement climatique

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PIANGO

Enjeux

La crise climatique est véritablement sur nous. Les concentrations actuelles de gaz à effet de serre (380 ppm d’équivalent dioxyde de carbone) pourraient très prochainement dépasser le seuil de danger de 450 ppm, ce qui signifierait une hausse de la température de 2°C. Une hausse de température supérieure à 5°C correspondrait au changement de température relevé depuis la dernière période glaciaire. Dépasser ce seuil pourrait avoir des effets irréversibles sur les écosystèmes, les ressources en eau et en nourriture, le littoral et la santé. Les pays en développement et en particulier les pays les moins avancés (PMA) sont les plus vulnérables face aux changements climatiques. Ils subissent déjà des chocs climatiques – sécheresses, inondations et tempêtes – même si ces derniers ne peuvent être attribués avec certitude aux changements climatiques. Ces chocs climatiques viennent exacerber les fragilités économiques, sociales, politiques et environnementales existantes. Par exemple, le changement climatique est une question « de vie ou de mort » dans les îles du Pacifique. Ainsi la situation extraordinaire des populations d’atolls de basse altitude : elles vont inévitablement devoir subir un déplacement forcé et total comme conséquence des effets du changement climatique. La population totale des îles du Pacifique s’élève approximativement à huit millions de personnes. Les observations scientifiques sont claires, mais les réponses politiques ne font pas le poids. Le fait qu’il était d’urgent d’agir pour stabiliser le climat à long terme a déjà été prouvé. C’est également une question de justice pour l’humanité, ainsi que de justice écologique. C’est une question de reconnaissance de la dignité de l’humanité. D’ambitieux efforts pour atténuer les changements climatiques et s’y adapter (réduire les émissions de gaz à effet de serre et la séquestration du carbone) sont nécessaires.

Débats

La crise climatique est véritablement sur nous. Les concentrations actuelles de gaz à effet de serre (380 ppm d’équivalent dioxyde de carbone) pourraient très prochainement dépasser le seuil de danger de 450 ppm, ce qui signifierait une hausse de la température de 2°C. Une hausse de température supérieure à 5°C correspondrait au changement de température relevé depuis la dernière période glaciaire. Dépasser ce seuil pourrait avoir des effets irréversibles sur les écosystèmes, les ressources en eau et en nourriture, le littoral et la santé. Les pays en développement et en particulier les pays les moins avancés (PMA) sont les plus vulnérables face aux changements climatiques. Ils subissent déjà des chocs climatiques – sécheresses, inondations et tempêtes – même si ces derniers ne peuvent être attribués avec certitude aux changements climatiques. Ces chocs climatiques viennent exacerber les fragilités économiques, sociales, politiques et environnementales existantes. Par exemple, le changement climatique est une question « de vie ou de mort » dans les îles du Pacifique. Ainsi la situation extraordinaire des populations d’atolls de basse altitude : elles vont inévitablement devoir subir un déplacement forcé et total comme conséquence des effets du changement climatique. La population totale des îles du Pacifique s’élève approximativement à huit millions de personnes. Les observations scientifiques sont claires, mais les réponses politiques ne font pas le poids. Le fait qu’il était d’urgent d’agir pour stabiliser le climat à long terme a déjà été prouvé. C’est également une question de justice pour l’humanité, ainsi que de justice écologique. C’est une question de reconnaissance de la dignité de l’humanité. D’ambitieux efforts pour atténuer les changements climatiques et s’y adapter (réduire les émissions de gaz à effet de serre et la séquestration du carbone) sont nécessaires.

Négociations

Avec la 13ème Conférence des Parties de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (3-15 décembre 2007, Bali), une nouvelle période de négociations a été ouverte pour permettre la mise en œuvre entière, effective et durable de la Convention à travers des actions de coopération à long terme, dès à présent, jusqu’en 2012 et au-delà, afin de parvenir à un accord et d’adopter une décision lors de la quinzième session à Copenhague (décembre 2009). Cet accord se fondera sur cinq piliers : vision commune, atténuation, adaptation aux changements climatiques, financements et technologies.

Le plan d’action de Bali représente un progrès considérable car il inclut les pays en développement dans les négociations pour définir les engagements futurs et les actions de réduction pour l’après 2012. Cependant, les pays industrialisés sont jusqu’à présent demeurés divisés quant aux objectifs à atteindre pour la seconde période d’engagement du protocole de Kyoto, au-delà de 2012.

En-dehors de l’Union européenne, peu de pays développés ont annoncé des objectifs ambitieux de réduction des GES. Ceci est très critiqué par les pays en développement qui n’ont cessé de répéter lors des différentes rencontres que leur engagement était conditionné au niveau de réductions absolues et obligatoires des pays industrialisés. En outre, les pays développés n’ont pas encore fourni de chiffres sur leur soutien financier aux pays en développement. La fracture Nord-Sud est toujours là. Il reste moins de six mois aux Parties de la Convention et du Protocole pour trouver un accord fondé sur les textes des négociations rendus publics en juin.

La position des ONG du Pacifique sur les changements climatiques concerne les cinq piliers du plan d’action de Bali (PAB), à savoir :
- L’adaptation
- L’atténuation
- Le transfert de technologies
- Les mécanismes de financement

Les ONG du Pacifique en appellent à la responsabilité politique du Forum des îles du Pacifique afin qu’il s’engage :
- à appeler à un accord ambitieux et visionnaire à la Conférence des parties (COP15) de décembre 2009 au Danemark ;
- à faire comprendre à la communauté internationale la nécessité urgente de fixer une limite ambitieuse aux émissions de gaz à effet de serre pour protéger notre environnement, ainsi que la santé et le bien-être des populations du Pacifique ;
- à faire usage de l’opportunité critique dans le processus du COP15 pour négocier un cadre de réinstallation juste pour les populations du Pacifique affectées par les changements climatiques ;
- à envisager la question de l’inclusion d’un « droit à la réinstallation », qui serait un droit intégral pour les réfugiés climatiques dans le corpus juridique des droits de l’homme et dans le droit international en vue d’un engagement plus contraignant de la part de tous les États.

Avec la 13ème Conférence des Parties de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (3-15 décembre 2007, Bali), une nouvelle période de négociations a été ouverte pour permettre la mise en œuvre entière, effective et durable de la Convention à travers des actions de coopération à long terme, dès à présent, jusqu’en 2012 et au-delà, afin de parvenir à un accord et d’adopter une décision lors de la quinzième session à Copenhague (décembre 2009). Cet accord se fondera sur cinq piliers : vision commune, atténuation, adaptation aux changements climatiques, financements et technologies.

Le plan d’action de Bali représente un progrès considérable car il inclut les pays en développement dans les négociations pour définir les engagements futurs et les actions de réduction pour l’après 2012. Cependant, les pays industrialisés sont jusqu’à présent demeurés divisés quant aux objectifs à atteindre pour la seconde période d’engagement du protocole de Kyoto, au-delà de 2012.

En-dehors de l’Union européenne, peu de pays développés ont annoncé des objectifs ambitieux de réduction des GES. Ceci est très critiqué par les pays en développement qui n’ont cessé de répéter lors des différentes rencontres que leur engagement était conditionné au niveau de réductions absolues et obligatoires des pays industrialisés. En outre, les pays développés n’ont pas encore fourni de chiffres sur leur soutien financier aux pays en développement. La fracture Nord-Sud est toujours là. Il reste moins de six mois aux Parties de la Convention et du Protocole pour trouver un accord fondé sur les textes des négociations rendus publics en juin.

La position des ONG du Pacifique sur les changements climatiques concerne les cinq piliers du plan d’action de Bali (PAB), à savoir :

- L’adaptation
- L’atténuation
- Le transfert de technologies
- Les mécanismes de financement

Les ONG du Pacifique en appellent à la responsabilité politique du Forum des îles du Pacifique afin qu’il s’engage :
- à appeler à un accord ambitieux et visionnaire à la Conférence des parties (COP15) de décembre 2009 au Danemark ;
- à faire comprendre à la communauté internationale la nécessité urgente de fixer une limite ambitieuse aux émissions de gaz à effet de serre pour protéger notre environnement, ainsi que la santé et le bien-être des populations du Pacifique ;
- à faire usage de l’opportunité critique dans le processus du COP15 pour négocier un cadre de réinstallation juste pour les populations du Pacifique affectées par les changements climatiques ;
- à envisager la question de l’inclusion d’un « droit à la réinstallation », qui serait un droit intégral pour les réfugiés climatiques dans le corpus juridique des droits de l’homme et dans le droit international en vue d’un engagement plus contraignant de la part de tous les États.

Instances de négociation

Des négociations se déroulent continuellement :
- Entre les OSC aux niveaux national et régional ; entre les OSC individuelles et leurs gouvernements respectifs
- Forum des îles du Pacifiques et OSC régionales
- OSC et partenaires internationaux
- Alliance des petits États insulaires (AOSIS, Association of Small Island States)
- Union européenne : Conseils de l’UE « Environnement », « Ecofin » (affaires économiques et financières),« Affaires générales », Parlement européen
- Forum des économies majeures (MEF, Major Economies Forum)
- G8
- Groupe pilote sur les financements innovants pour le développement
- CAN International / CAN Europe (Réseau Action Climat)

Un document de position de 7 pages a été rédigé par le Groupe de travail « Changement climatique et développement » de CONCORD. Ce groupe presse l’UE d’adopter une position ambitieuse, équitable et transparente sur les principaux enjeux des négociations.

Site de PIANGO, la plate-forme des Îles du Pacifique.


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