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pour une diplomatie non-gouvernementale

20 octobre 2018

Des représentants d’organisations et du gouvernement soulignent le rôle fondamental des OSC dans la coopération internationale

REPONGAC

L’Abong (Association brésilienne des organisations non-gouvernementales) a continué, ce jeudi (26/1), ses activités au Forum Social Thématique 2012 par l’organisation du Groupe Thématique : Développement et Diplomatie Non Gouvernementale – Solidarité et coopération entre les peuples : la société civile vers Rio+20. L’initiative s’est déroulée dans le cadre de la Plate-forme des Dialogues vers Rio+20 (http://dialogos2012.org/) et avait comme objectif de partager des expériences et de consolider l’articulation de réseaux et de plates-formes de la société civile internationale dans les forums de gouvernance globale en vue, spécialement, de Rio+20 et de l’Assemblée des Peuples. Des représentants de différentes entités et du gouvernement fédéral ont souligné l’importance de la représentation des organisations de la société civile (OSC) sur le plan international pour la construction d’agendas communs et d’actions articulées dans la lutte pour la justice sociale et environnementale, dans des espaces et des processus instituants et institués.

Les différents exposés ont réalisé des bilans historiques du plaidoyer de la société civile dans la gouvernance globale, en plus d’avoir souligner la nécessité de réaffirmer la légitimité de son action politique sur la base des expériences d’impact social au niveau local, régional et global. Vera Masagão, membre de la direction exécutive de l’Abong, a précisé que les remises en questions relatives à la représentativité des OSC « se résolvent par son articulation en plates-formes, ses activités en réseau et son intégration à de plus grands mouvements de citoyenneté ». C’est ainsi que, historiquement, les OSC travaillent sur le champ institutionnalisé de coopération internationale et exercent la solidarité internationale par l’échange d’expériences et par des actions communes.

Le rôle de la société civile brésilienne a aussi été réaffirmé par Milton Rondó Filho, répresentant de la Coordination-générale d’actions internationales de combat contre la faim, du Ministère des Affaires Étrangères. Il a mis en relief la participation sociale dans la construction et la gestion de politiques publiques dans différents domaines au Brésil, comme l’assistance sociale et la sécurité alimentaire. Pour Rondó, il est fondamental que la société revendique l’existence d’un conseil permanent pour examiner les questions relatives aux affaires étrangères. « Nous devons organiser cet agenda pour qu’il y ait une politique de coopération officielle plus démocratique ».

Solidarité entre les peuples

Après la présentation initiale de Vera Masagão, les débats du GT se sont poursuivis avec Jorge Balbís, membre de la Reality of Aid Network et de la ALOP (un réseau latino-américain d’ONG). Selon lui, le 4e Forum de Haut Niveau sur l’Efficacité de l’Aide (FAN4), qui s’est déroulé du 29 novembre au 1er décembre dans la ville de Busan (cliquez ici pour en savoir plus), a rendu plus explicite l’existence d’espaces de dispute dans le cadre de la gouvernance globale, tels que le débat sur l’importance de la coopération internationale pour le financement d’actions connexes aux changements climatiques. De cela découle la discussion sur le financement de la coopération et sur le rôle que le secteur privé doit jouer dans ce domaine. « Busan nous apporte aussi une nouvelle dynamique de coopération, avec l’émergence d’acteurs globaux comme le Brésil, la Chine et l’Afrique du Sud, par exemple ».

Cela amène des variantes en accord avec les positionnements de ces pays face aux différents agendas. « Quels sont les thèmes que nous devons rendre prioritaires ? Il sera difficile d’établir cela sans la contribution de gouvernements partenaires qui nous aiderons à travailler dans cette nouvelle dynamique », a affirmé Balbís. Le Forum de Busan était également au centre de la présentation de Nicole Benedicto, de l’Ibon International, qui a mis l’accent sur le fait que la société civile a participé activement aux processus officiels et que sa légitimité et sa capacité à établir le dialogue en avait été reconnue. « Le défi de se consolider pour avoir un impact plus fort sur les processus globaux est maintenant posé », a-t-elle souligné.

A partir de ce contexte, Lucas Portacolone, de la Coordination Sud et membre du secrétariat du FIP – Forum international de Plates-formes Nationales d’ONG, a présenté les principales caractéristiques de l’activité du Forum, qui a pour objectif principal de se constituer en acteur global « qui donne un espace et une voix aux ONG pour qu’elles agissent internationalement ». C’est aussi l’objectif du FIP de « consolider les capacités de ses membres et de soutenir les plates-formes en situation de plus grandes vulnérabilité, outre la promotion du dialogue entre les acteurs de la société civile », souligne Portacolone.

Ainsi, les exercices de diplomatie non gouvernementale promus par le FIP sont sa principale méthodologie d’action, car « elles permettent de travailler avec les pays qui vivent des réalités très distinctes et de construire avec eux des positions communes à présenter au niveau global ». Portacolone explique que des exercices similaires ont été réalisés ces dernières années sur différents thèmes, tels que le changement climatique, la résolution de conflits et la question agraire. « Ce sont des résultats concrets de construction de positions communes et globales par des acteurs variés » (cliquez ici pour en savoir plus sur le FIP).

Également présente dans le GT, la présidente de la Plate-forme Nationale d’Organisations de la Société Civile de Madagascar, Lalao Randriamanpiona, a présenté l’expérience de la plate-forme dans l’exercice de la diplomatie non gouvernementale en contexte de crise nationale. Après avoir contextualisé la crise politique vécue par son pays – due à la dispute pour le contrôle du pouvoir gouvernemental découlant de la dispute des pays du Nord pour le contrôle des ressources naturelles de Madagascar – Lalao a signalé que la « plate-forme offre une base de soutien aux mouvements de la société civile afin d’avoir un poids dans ce processus de lutte pour l’indépendance et la souveraineté ».

Pendant l’exposé suivant, le rôle de la société civile brésilienne dans la coopération internationale pour le développement occupait une position centrale, du point de vue d’Oxfam Brasil. Son représentant, Simon Ticehurst, a insisté sur le fait que le Brésil émerge au niveau mondial en tant que puissance économique ainsi qu’en termes géopolitiques, engendrant des éléments positifs et négatifs. « C’est un pays qui concentre la richesse, c’est la deuxième plus grande inégalité sociale du G20. Mais il possède des expériences comme la politique de sécurité alimentaire, qui ont comme élément clé la participation de la société civile dans leur élaboration et leur exécution ».

Le problème, comme l’a souligné Ticehurst, est que le Brésil exporte principalement ce qu’il y a de négatif, à travers l’activité de ses entreprises en Afrique et en Amérique Latine. « Il faut potentialiser le positif en partageant les expériences et en garantissant la reconnaissance du rôle fondamental qu’exerce la société civile brésilienne ». De plus, il suggère que soit réalisée une cartographie des impacts négatifs de l’émergence du Brésil sur le plan international en exigeant, par exemple, la transparence du BNDES pour ses actions. « Le Brésil possède une société civile vibrante, sophistiquée, mais qui passe par de difficiles moments de financement. Il faut établir un cadre juridique qui permette l’investissement public et privé du secteur ».

De telles questions ont également été mises en problématique par Bia Suyama, de Articulação SUL, à partir du concept de coopération Sud-Sud. « De quelle coopération s’agit-il ? Sommes nous en train de reproduire la relation Nord-Sud ? Jusqu’à quel point respectons-nous la souveraineté des pays ? », s’est-elle interrogée à partir des exemples des activités internationales brésiliennes. Bianca a souligné qu’il n’y a pas d’informations suffisantes sur les activités internationales des institutions comme le BNDES. Cependant, l’Assemblée des Peuples pourra être une opportunité pour que la société civile entende de nouvelles voix s’exprimer sur la coopération internationale et construise des interrogations et un dialogue entre les peuples afin de consolider ses actions de résistance au modèle actuel de développement économique.

Júlia Castro, du PAD – Processus d’Articulation et de Dialogue, comprend, quant à elle, qu’entre en jeu le sens même de coopération internationale et son importance. Il y a une combinaison complexe entre la croissance des indices économiques au Brésil et la reconnaissance par les agences de l’importance de la société civile brésilienne. « De cela découlent des changements dans la coopération, comme celui du profil des partenaires et de la centralisation thématique dans les domaines d’activité ».

Perspective du Gouvernement Fédéral

Le Secrétariat-Général de la Présidence de la République était présent lors du débat pour présenter ses considérations sur le potentiel de participation de la société civile brésilienne dans la politique de coopération internationale. Selvino Heck s’est appuyé sur les expériences nationales de participation pour mettre en évidence l’importance de l’organisation de la société pour une incidence politique. « La participation sociale doit être une méthode de gouvernement dans tous les domaines d’activité », a-t-il affirmé.

Pour Heck, le caractère de développeur social du gouvernement apporte des avancées et des contradictions, telles que les impacts sociaux gérés par les grandes œuvres et les méga-événements. « Nous sommes préoccupés et nous devons débattre sur ces questions. Nous travaillons également pour construire un nouveau cadre réglementaire pour les OSC. La société civile est notre partenaire et doit toujours contraindre le gouvernement à ce qu’il y ait le dialogue ».


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